• Vous ne connaissez rien des bains de minuits

    Des lumières discrètes qui font des ombres bleues-vertes

    Au bassin olympique chlorifié

     

    Vous ne savez rien des pas clapotants et de leurs pointes silencieuses

    Du frisson de l'interdit comme de celui de la

    Peau en contact avec le froid de la grande eau

     

    Vous ignorez tout de ses bras traversant le miroir tranquille

    Du regard

    Qu'une fois les pieds dans l'eau elle lui jeta

     

    Le souvenir préfère taire la pression de ses bras enlaçant sa taille

    Et le léger tremblement de la contraction dissimulée

    De son torse

     

    Alors la mémoire cache et

    Feind de ne pas avoir remarqué

     

    Le sourire charmeur et les prunelles incertaines

     

    Je suis Alexandra et vous lisez mon blog

    (Poème publié originellement sur mon compte Tumblr : wearyam.tumblr.com)

    Bye


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  •                               Essai sur le bonheur 

     

    Avant de commencer, petite précision, ce texte sera mal écrit. Alors certes, les précédents ne se distinguaient pas par leur qualité litttéraire, mais celui-ci tout particulièrement n'est pas dans l'exercice d'un quelconque style, enrobage pour mieux cacher un sujet vide de contenu. En fait, ici est plus recherché l'exactitude dans l'expression de la pensée, un phrasé libre, qui sonnerait enfin vrai.
     

    Je crois pouvoir affirmée que je suis heureuse. Et pourtant, si je compte bien, je suis à ma quatrième tentative de suicide. Je suis heureuse ou du moins je n'ai rien pour m'en empêcher. J'ai l'envie. De faire. De dire. J'ai...les amis, les notes, les chansons. 

    J'ai les rayons, rayons de soleil, les danses sur le toit à 10h du mat' et les glaces à l'eau mangées les après-midi sur la terrasse. Puis, il y a le chocolat chaud en revenant du lycée, les bouffées d'air frais, voir glacées, le matin, quand il fait encore nuit, cet instant d'absolu banalité où je n'ai envie de rien d'autre que de me fondre avec les rails du train et de rester là avec le bois vieillissant, réduire en poussière, renier la vie.

    Je crois que je suis heureuse. Même si je ne comprends pas cette injonction absolue au bonheur, à sa recherche et en même temps à l'ignorer, à profiter de son mystère pour mieux le toucher. Je crois que je suis heureuse et pourtant incapable de vous dire ce que c'est. J'imagine que le tout se cache dans une infinité de détails dont on fait la somme pour en tirer une impression générale, tâche de couleur sur le papier. D'ailleurs, parenthèse, mais est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi on utilise deux mots différents pour désigner des choses voulant dire, apparemment, la même chose ? Non, parce que je comprends bien le fait que l'un décrive une idée générale, impression floue et l'autre un état, mais je ne comprends pas la distinction dans l'usage. Pourquoi serait-il incorrect de dire "Je suis bonheur", est-il si impossible à atteindre qu'on ne puisse se définir à travers lui ? 

    Mais bref, pour en revenir à la tâche de couleur, je crois que j'ai la chance de pouvoir affirmer que l'immense majorité de ma vie n'est, jusqu'ici, constituée que d'elle, de son essence même. Mais ce n'est pas suffisant. je ne sais pas, j'en ai aucune putain d'idée, si c'est dans la nature humaine d'être constamment insatisfait, mais pour reprendre les dire de Pommerat "l'amour n'est pas suffisant". Et l'amour dans lequel je baigne à m'en noyer, qui guide  chaque jour un peu plus mes pas, les oriente, n'est pas suffisant. Il est la source et tout ce qui nourrit ce soit disant bonheur. Il fait les choses quotidiennes qui me maintiennent en vie et m’asphyxie. 

    Je ne sais pas ce qu'est le bonheur et je l'emmerde votre bonheur. Je lui crache au visage sa putain d'universalité. Je ne sais pas ce qu'est le bonheur. D'ailleurs, si vous êtes attentif, authentique, authentif, je n'en ai pas réellement parlé, de sa nature, de son existence, de comment le rencontrer; vous trouverez assez de blog australien tenu par une blonde à la peau bronzée amateur de khale pour vous indiquer en 15 points chocs la recette miracle pour le reconnaître et l'apprécier. Ce texte n'est qu'une thérapie, d'ailleurs, après l'avoir exposé je le ferai certainement lire à mon psy.

    Je pense que je suis heureuse, mais je suis sur le point de crever. Parce que je m'essouffle, parce qu'il n'est pas assez, jamais, que bien-sûr il est facile d'éclater de rire mais que devant 3 ans de dépression ça ne peut pas suffire. C'est à chaque putain de seconde que je peux basculer et le bonheur, le bonheur lui, ne pourra pas me rattraper.

    Alors voilà, je termine cet écrit, cette lettre ouverte sans savoir ce que ça finira par donner, d'ailleurs je ne vais même pas le relire et laisser les fautes d'orthographes, de toute façon je n'arrive pas à les rattraper.

    Je suis Naïma et vous lisez mon blog.


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  •                                                         Avantages et désavantages des                         étiquettes sociales 

     

    Hey ! It's been a long time ! How do you do ?
    Avant que vous ne me répondiez (dans les commentaires), laissez-moi mettre les choses au clair sur cet article.
    Loin de moi l'idée de tous nous ranger dans des petites cases bien ordonnées, comme à mon habitude. Quand je parle d'étiquette sociale je pense plus au statut que, consciemment ou inconsciemment, l'on définit afin d’interagir correctement avec nos congénères.
    Par exemple, c'est les étiquettes sociales qui caractérisent la manière dont nous saluons quelqu'un, même si dans les pays francophones la bise est assez passe-partout, on ne l'utilise pas n'importe comment.                                                                         Prenons un cas pratique, le lycée (ou le collège, c'est comme tu veux).
    Lorsqu'il y a peu de personnes réunis autour de la salle de classe le matin, par politesse, nous irons faire la bise à chacun.
    Quand le nombre se situe entre 10 et 15, cela demande tout de suite plus de réflexion : embrasser seulement nos amis ou eux en plus des gens autour ?
    Au dessus de 15, cela devient presque ingérable. Comment saluez tout le monde poliment sans brusquer pour autant les relations que tu entretiens avec cette personne ? C'est ici, plus que dans les cadres précédents, que les étiquettes sociales entre en jeu.  Ignorer les simples connaissances, faire un petit geste aux camarades de classe, checker les copains et faire la bise aux amis. (Même si ces 2 derniers ont tendances à être échangé par certains garçons).
    La manière dont on s'adresse à différentes personnes, notre gestuelle, tout est contrôlé par la relation que l'on entretient avec ces gens. Cela s'exprimant de manière différente selon  le culture dans laquelle nous avons grandis et  la manière dont nous avons été éduqué.
    Ayant reçu, en grande partie, une éducation ivoirienne, je n'ai pas le même rapport aux adultes que mes camarades franco-français.
    Bref, je m'éloigne du sujet. Avantages et désavantages des étiquettes sociales.
    Je ne sais pas vous, mais ces étiquettes me sont pratiquement indispensables.
    Déjà parce qu'elles me forcent à contrôler ce que je dis. On ne fais pas les mêmes confidences à un camarade de classe qu'à un meilleur ami.  Elles évitent de brusquer la pudeur ou la sensibilité d'autrui. Ce sont aussi des indicateurs utiles pour contourner toutes situation socialement gênantes.
    Sauf que toutes ces règles tacites bien trop longues à énumérer, peuvent nous porter préjudice. 
    Enfermé notre spontanéité dans l'éternel : "Non mais je ne peux pas allé manger à leur table, sans avoir y été invitée, alors qu'on se parle juste en cours de musique". Pourtant il est impossible de changer d'étiquette si aucun des deux parties ne fait d'effort pour connaître mieux l'autre.
    Et puis d'abord, comment savoir qu'il est temps de changer d'étiquette sociale ? 
    Je crois qu'il n'y a pas de bonne réponse à cette question. Tout est très instinctif, (comme le passage de vitesse sur une voiture) mais certains signes ne trompes pas. Est-il, par exemple, judicieux de considérer comme ton meilleur ami quelqu'un que tu as rencontré la veille juste parce que vous aimez tous les deux Harry Potter ? 
    D'ailleurs, en abordant le sujet des goûts, ils sont tout autant contraignant.
    Vous voyez ce(tte) copain/copine tellement sympa et qui, exactement comme vous n'écoute que les Beatles ? Très vite, toutes vos conversations ne tournent plus qu'autour des 4 garçons dans le vent. Comment alors faire évoluer cette situation ? Le ou la faire passer du côté amicale de la force ? 
    Et bien, en utilisant la bonne vieille méthode du sevrage . Si en évitant au maximum de parler de votre passion commune, les conversations ne sont qu'une suite de long silence gênant, il n'est peut-être pas si mal de garder le statut de "copain de concert".
    Bon, maintenant que nous avons listé les raisons d'appliquer ou non les étiquettes, voilà un petit glossaire pour s'y retrouver et surtout réussir à les identifier :
    Connaissance : Personne que tu connais (et c'est tout).
    Ce qui caractérise votre relation ? 
    -Tu évites son regard quand tu la croises dans la rue 
    -Tu ne te rappelles pas de son nom de famille (ou ne l'a jamais connu).
    Camarade de classe/d'activité extra-scolaire : Personne dans ta classe avec qui tu entretiens une entente cordiale.
    Ce qui caractérise votre relation ? 
    -Vous parlez principalement des cours.
    -Vous vous faites des petits sourires lorsque vous vous croisez à l'extérieur.
    -L'année prochaine cette personne passera dans la catégorie connaissance (si vous n'avez plus les mêmes cours).
    -Tu as son numéro seulement si il/elle peut te venir en aide dans une quelconque matière.
    -Tu connais (parfois) son nom de famille parce qu'il est après le tiens dans la liste d'appel.
    Copain de passion : Personne avec qui tu partages une ou deux passions communes.
    Ce qui caractérise votre relation ?
    -OMG ! Tu as vu le dernier épisode de AHS ?
    -Tu le suis sur certains de ses réseaux mais ne partage  et aime ces postes seulement lorsqu'ils parlent de Ed Sheeran
    -Vous ne sortez ensemble que pour allez voir le dernier film de Tarantino 
    -Regards complices quand le professeur parle de Hunger Games 
    Copain virtuel : Personne dont l'essentiel de votre interaction est basé sur un échange à travers des écrans
    Ce qui caractérise votre relation ?
    -128 flammes sur Snap'
    -Tu connais son pseudo par coeur
    -Tu le suis sur tout ses réseaux
    (-Tu ne le rencontras jamais)
    Copain : Connaissance avec qui on a lié une relation suffisamment complice
    Ce qui caractérise votre relation ? 
    -Tu as son numéro 
    -Il rigole à tes blagues (même celle du camion)
    -Tu vas le voir lorsque vous vous croisez dans la rue 
    -Il te suis sur tous tes réseaux sociaux et aime tes postes en laissant parfois un commentaire.
    -Tu connais son nom de famille
    -On sort avec Michel et Paulette, tu viens ?
    Ami(e) : Comme un copain mais en mieux
    Ce qui caractérise votre relation ?
    -Vous vous parlez régulièrement par SMS
    -Il/Elle trouve tes blagues nulles ris quand même 
    -Tu lui fais la bise quand tu le/ croises dans la rue
    -3 ans que vous n'êtes plus dans le même établissement, pas une semaine sans que vous vous parliez
    -Tes parents le/la connaissent
    -Aime systématiquement tes postes et vice-versa
    -Tu connais sa date d'anniversaire
    -Viens, on va faire du vélo ensemble.
    Meilleure ami(e) : Seriously ?
    Ce qui caractérise votre relation ?
    -Tu te rappelles ce jour où tu as glissé sur de la choucroute ?
    -Conversations sans fins
    -Tu connais son numéro par coeur
    -Il/Elle connais ta maison aussi bien que toi
    -"Your thing"
    -Tu connais chaque détail de l'histoire de sa vie et vice-versa (même son 2ème prénom)
    -Il/Elle aime+commente tout ce que tu fais sur les réseaux mondiaux
    Des suggestions ?
    Je suis Alexandra et vous lisez mon blog.
    Bye 

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  •                                               Jour 9

     

    Premiers déchirants adieux. Demain j'arrête l'expérience et j'essaie de couper tous les ponts. J'en ai profondément vexé un. D'autre ont été très déçus et je m'en veux. C'était chouette comme expérience, mais je ne pense pas la réitérer. Au fond, c'est jouer avec les sentiments des autres et je ne veux pas recommencés.

    J'ai eu une conversation passionnante avec l'un des utilisateurs et  je suis encore choquée avec quelle facilité les personnes se livrent ! Pourquoi ? Pourquoi faire confiance à ce point à quelqu'un avec qui ils ne parleront jamais ? Pourquoi dire tant ? Pourquoi me faire confiance ?

    Demain je ferais une tentative de synthèse (mais ça ne promet rien de clair, j'en ai bien peur). Effectivement beaucoup de donnés sont à traités et à présentés objectivement.


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  •                                  Jour 8

     

    Cette expérience est définitivement pleine de surprise ! Me voilà en pleine conversation avec un boulanger qui essaie de tromper sa copine. Et vous savez quoi ? Je n'arrive pas à le détester, à le mépriser. Car comme tous les autres à la recherche de partenaires sexuels plus ou moins régulier, c'est un manque de confiance en eux ou la recherche d'une plus grande discrétion qui les pousse ici.

    Ca ne justifie rien pour autant, je suis bien d'accord, mais ça pousse à la réflexion. A quel point sont-il capable d'aller pour obtenir un orgasme ? Et quel stade représente un site de rencontre ?

    Certaines personnes ne comprennent juste pas que non veut dire non. Bien après que j'ai révélé ma fausse identité, certains continue à me draguer dans l'espoir d'obtenir plus. Même après avoir introduit ma copine fictive (point intéressant, tous sont parfaitement à l'aise à l'idée de couple lesbiens, c'est agréable à savoir. Aucun n'a eu de bug étrange ^^)


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